lundi 30 mars 2009

Fais ton Angelina Jolie*


Après les multiples adoptions de l'actrice hollywoodienne Angelina Jolie qui ont fait la une des Gala, ParisMatch et autres, nous serons probablement très prochainement tenus en haleine par le "combat" humanitaire de la star américaine de la chanson Madonna.

Madonna, non contente d'avoir quasi kidnappé un bébé lors de son dernier voyage humanitaire au Malawi il y a un an, où elle a semble-t-il financé la construction d'une école pour filles, est retournée dans le pays pour adopter une orpheline de trois ans "qu'elle avait remarqué durant son dernier voyage".

Seul hic, l'enfant aurait une grand-mère qui s'oppose formellement à cette adoption, et les organisations des droits de l'homme du Malawi de concert avec les associations humanitaires sur place ont déclaré que la star profitait de son statut et qu'un enfant est toujours mieux dans son environnement proche.

La star, qui n'est pas prète à renoncer à cette nouvelle lubie, a entamé toutes les procédures d'adoption légales.
Les lois du pays sur l'adoption sont pourtant claires, elles favorisent l'adoption d'enfants aux familles malawis avant l'adoption internationale, qui prend en principe au minimum deux ans.


Caprice ou élan philantropique? Pourquoi cette vocation se réveille-t-elle si tardivement chez la star de toutes les excentricités?

Dans un précédent billet, je remettais en doute l'altruisme de la chanteuse américaine, voilà qu'elle me prouve mauvaise langue en ouvrant de nouveau son foyer (brisé, reconstruit, et re-brisé) à une petite fille.
Est-ce pour prouver que ses détracteurs l'ont sous-estimée ou juste pour affirmer sa lutte dans l'humanitaire et faire partie du club très selectaaa des charity stars?

A l'instar des people qui se sont rangés derrière l'assistance humanitaire comme Angelina Jolie et Brad Pitt et ont adopté par ce biais (et puis bien avant eux, Joséphine Baker avait eu la chouette idée d'adopter moult enfants, 11...je crois, de nationalités et de confessions différentes, pour leur offrir une belle vie), ou de ceux qui portent les couleurs d'une ONG comme Adriana Karembeu, de ceux qui dénoncent des situations inhumaines comme Rania de Jordanie ou George Clooney, Madonna se veut internationalement connue, puissante, richissime, sexy et engagée!
Ce désir compulsif d'adopter en est la preuve non?!

Mais suffit-il pour décréter que l'aide humanitaire apportée à un pays lui donne le droit de prendre quelque chose en retour? Car c'est bien de cela qu'il s'agit quand on souhaite adopter un enfant qui n'est pas le candidat idéal à l'adoption puisqu'il/elle a encore un parent vivant.

Ayant déjà fait l'impasse une première fois sur les chemins légaux de l'adoption en Afrique, la star américaine ne se laissera pas désarçonner par si peu, à savoir les lois et les associations humanitaires.

Comment vouloir et prétendre s'engager dans des actions de solidarité internationale quand on n'éprouve pas le moindre respect pour les voies légales d'adoption, ni pour la population.


L'une des représentantes du gouvernement français sur place a déclaré aux caméras de TF one, que "si on ne trouve pas de familles malawi pour cette enfant, il n'y a pas de mal à ce qu'elle trouve un foyer en définitive".



Car si Angelina Jolie a elle aussi rencontré de nombreux problèmes suite à l'adoption de son premier enfant, mais a toujours fait en sorte de procéder "proprement" donc légalement quand elle a envisagé d'agrandir sa "famille", pas comme une harpie en jour de soldes chez Nature&Découverte prète à tout pour embarquer le dernier châle made in Malawi, Madonna a, quant à elle, peut-être été bien inspirée de persévérer dans son modus operandi.


C'est quand même douteux cette envie d'aider les autres quand le seul événement médiatique de l'année à avoir fait parler d'elle, c'était son divorce.


Du coup, la voilà posant avec la jeune Lourdes, sa première enfant biologique, toutes deux supervisant les travaux de construction des écoles et de l'hopital. Lourdes aura peut-être elle aussi l'envie de repartir avec un petit souvenir d'Afrique, et qui sait peut-être réussira-t-elle à adopter.

Ce continent n'en finira jamais de subir les plus grands outrages, apparemment surtout sous couvert d' "aide" ou de parole sacrée. Heureusement que les routes de Madonna et de l'Arche de Zoé ne se sont jamais croisées!

On devrait proscrire l'entrée de certains pays d'Afrique aux "stars" et aux humanitarians qui ne connaissent rien au pays qu'ils semblent si impatients d' "aider", ou s'ils ne parlent pas le dialecte tout du moins.

Et pourquoi ne pas leur faire passer un examen sur l'état du pays, sa position (connue, allez facile... selon le classement de l'ONU pas au pif quand même) dans la longue liste des pays qui ont besoin de l'aide humanitaire à travers le monde; comme on choisit notre "immigration", les différents pays africains devraient pouvoir choisir leurs "humanitaires".
Parce qu'à ce train-là ça va finir par se mériter, et il ne restera guère que 8 à 10 ONG dans le monde.









* Oui j'aurais pu écrire "Fais ta Angelina Jolie", mais le français ne souffre pas l'hiatus!

lundi 16 mars 2009

Regarde les "démocraties" marcher

La façon dont les gouvernements et les coalitions se créent me laisse un peu perplexe.

Les déclarations du pape aussi...quand Jean-Paul II dirigeait la communauté des chrétiens il disait que le préservatif était synonyme de luxure et prônait la vertueuse abstinence contre le préservatif, après avoir parlé de fidélité et de monogamie au sein du couple.

Le nouveau souverain pontife a, lui, trouvé de bon ton d'aller déclarer au Cameroun que le préservatif et sa diffusion était la raison de la propagation du virus du sida...sapant ainsi, dans la conscience de pas mal d'africains et de dirigeants africains (qui sont bien connus pour leur tolérance) plus de trente ans de travail de prévention et de réduction des risques mené par de nombreuses ONG.

Les ONG seraient-elles à la fois dans la ligne de mire de l'Eglise, du Soudan et d'Israël?

Quand le Hamas a été élu, le monde entier, et surtout la "communauté internationale", a crié au scandale sans la moindre hésitation et tout le monde s'est mis d'accord pour dénoncer un groupe terroriste très très dangereux.
Ok, les mecs du Hamas ne sont pas franchement intelligents ni vraiment philantropes, on le concède sans objections.

Toutefois quand Bibi confie le ministère des Affaires Etrangères à un humaniste (sic.) comme Avigdor Lieberman, et que dans la foulée, il décide aussi de lui confier la Défense Intérieure, on peut se poser des questions sur la possibilité d'une volonté de sortie de crise avec le voisin palestinien, et même sur l'hypothétique "inquiétude" d'Israël quant à ses crimes de guerre.
Et on se rappelle que Lieberman a quand même promis que Gaza connaîtrait le même sort que Hiroshima...tout un programme!

Oui, Bibi n'a que faire d'une éventuelle enquête de la CPI et affiche clairement à travers ce choix son dédain pour la paix et, l'immunité diplomatique dans le droit sacro-saint à la défense que seuls les dirigeants israéliens peuvent brandir en toutes occasions. Car Bibi prépare la défense on le devine bien, et certainement pas la prochaine offensive.

Bon, à sa décharge la très autoritaire "dame de fer" de Tel Aviv, élevée au steak Sharon, a décliné l'offre de former une coalition, provoquant ainsi ce durcissement de terrain.

C'est fou quand même ces ressemblances dans le traitement des populations voisines de la "démocratie" israélienne et de la "démocratie" soudanaise. BHL n'était pas fondamentalement à côté de la plaque quand il a fait la comparaison entre Darfouris et Palestiniens en fin de compte.

Lundi dernier, le très éclairé Omar El Béchir a lui aussi fait une promesse, celle de débarrasser le Darfour de toutes les ONG (dixit: "D'ici un an le Darfour n'aura plus besoin des ONG"), après avoir commencé à en dégager quelques unes parce qu'elles feraient de l'espionnage pour la CPI.

C'est dans des moments comme ça qu'on en vient presque à se dire que Kouchner n'avait pas foncièrement tort en parlant de "devoir d'ingérence (humanitaire)"...enfin pas tout à fait, le délire est assez extrême parce qu'il peut entraîner bien des dérives...le délire messianique de l'Arche de Zoé pour l'exemple...ou Madonna qui se barre du Malawi avec un bébé sous le bras, écourtant à quelques jours des mesures d'adoption prenant 2 ans minimum, pour "soustraire un enfant à une vie d'épreuves". Pourquoi seulement UN?

Le fait est qu'en Israël, vu la gueule du nouveau gouvernement et sa grosse envie de paix, les associations humanitaires vont avoir encore plus de mal à entrer sur les zones de bombardements et ne pourront pas éviter ce qui s'est récemment passé à Gaza, des médecins entravés, empêchés de donner les premiers soins à une population agonisante, et contraints de s'enchaîner aux check-points pour qu'on leur laisse la possibilité d'exercer leur profession.

Au Soudan, en revanche, on enlève des médecins de MSF pour les relacher trois jours plus tard parce que même les "rebelles" ou les "combattants de la paix" (ou même l'armée soudanaise, parce que là-bas on ne sait jamais qui est qui ou qui est quoi et qui a vraiment enlevé qui, et qui a fait quoi) comprennent un truc qui semble échapper au gouvernement israélien et au "Roi" soudanais, les médecins sont là pour une raison de santé et un accès aux soins, pas essentiellement pour nuire à un état qui n'a pas besoin d'eux pour réaliser sa culpabilité et sa violation continue du droit international en général et du droit humanitaire en particulier.

La conjugaison des talents du gouvernement israélien ne laisse nul doute quant à sa détermination et à son ordre du jour: destruction, destruction, destruction.

Quant aux dernières tribulations de Benoît XVI, si même la chargée d'Etat à la famille Nadine Morano se dit "choquée"; comme me le disait vendredi un vieux gentleman que j'ai croisé dans la rue, et qui m'a demandé ce que je pensais du pape, je finis sur ses mots:

"Franchement il nous faudrait un nouveau pape, celui-ci est un aliéné, il a pété une durite, il nous faut un nouveau sous-pape, hihi". plouf plouf

lundi 9 mars 2009

La vie est (presque) belle


Deux bonnes nouvelles ce weekend.
Je commence par la bonne ou la très bonne?

Commencons par la très bonne.
Le procureur de la Cour Pénale Internationale, l'Argentin Luis Moreno Ocampo, envisage d'enquêter sur Israël pour crime de guerre suite à l'agression israélienne sur la bande de Gaza qui a fait 1300 morts, a-t-il indiqué au journal dominical porteño, Perfil.

"Nous évaluons le sujet, nous sommes dans une phase d'analyse. Je n'ai pas encore décidé si nous lancerons des investigations, mais il y a une possibilité que cela arrive", a expliqué M. Moreno Ocampo, quelques jours après avoir obtenu que la CPI émette un mandat d'arrêt international contre le président soudanais Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité au Darfour.
Luis Moreno Ocampo a dit qu'il analysait les plaintes déposées devant la CPI par Ali Khasan, ministre de la Justice de l'Autorité palestinienne en janvier".

Un mandat d'arrêt a été lancé à l'encontre de Omar El-Béchir, président du Soudan en dépit du fait que l'Etat n'a pas ratifié le Traité de Rome instituant la CPI.
Si on part de ce postulat, Israël, qui n'a pas non plus ratifié le traité, mais qui l'a signé comme le Soudan, devrait avoir de quoi se faire des cheveux blancs, pour qu'on puisse vraiment croire à la réalité d'une justice pénale internationale, et surtout au bien fondé d'une CPI qui jugerait et sanctionnerait tous les Etats sur les mêmes principes.

Si cette enquête aboutit, sans laisser l'occasion à Israël de soulever pour la énième fois l'exception d'incompétence de la juridiction, on pourra enfin se dire que tous les Etats sont assujettis au droit international qu'ils le veuillent ou non, et on pourra se féliciter d'une vraie avancée de la justice internationale.

La deuxième bonne nouvelle, est une vraie good good news aussi bien pour les Américains, que pour certains d'entre nous qui n'en pouvaient plus.

La nouvelle n'est pas une solution de long terme mais s'applique à l'ici et au maintenant. BHL nous quitte pour les 6 prochains mois, Hip hip hip Hourra!

Oui, le "philosophe" souhaite se consacrer 6 mois par an à son pays préféré où il sera mondainement présent à des séances de dédicace, des conférences, et autres activités béHéliennes très prisées aux States.

BHL nous en voit ravis, et nous lui souhaitons bon vent! Surtout qu'il prenne son temps, on pourrait s'y habituer, et si les Américains voulaient le garder, on pourrait leur échanger contre...hum...Ralph Nader, qui pour eux ne présente plus beaucoup d'intérêt.

dimanche 8 mars 2009

R.A.S suite "The policemen are not here to create disorder, they're here to maintain disorder!"*

Saint-Ouen, cette après-midi.

Un de mes amis sortait d'une répétition dans un studio d'enregistrement de la banlieue où des enfants et adolescents jouaient, quand il a été témoin d'une scène considérée comme banale.

Une dizaine de voitures de police arrivent. Une vingtaine de policiers en sortent matraques et flash-balls à la main histoire d'épater la galerie et sans nul doute pour "ambiancer" la cité qui semblait un peu trop calme pour un dimanche.
Au même moment, une femme d'une quarantaine d'années passe et sort son téléphone portable pour prendre une photo et immortaliser l'instant.

Aussitôt trois flics (hommes) lui sautent dessus, la plaquent contre un arbre, puis la mettent à terre en lui tordant le bras pour qu'elle lâche l'appareil.
Une fois la "forcenée" maîtrisée, un des policiers sort son appareil et se met à prendre en photo tous les spectateurs de la scène.

Enfin, après une heure de spectacle, les policiers ont ramené l'ordre en dispersant la foule.

Insécurité partout, tolérance zéro!


*"Les policiers ne sont pas là pour créer le désordre, ils sont là pour maintenir le désordre!"
formule empruntée au maire de Chicago, Richard J. Daley, suite à un mémorable lapsus lors d'une conférence de presse après les violences qui ont eu lieu pendant la convention nationale du parti démocrate en 1968.

Un, deux, trois, je te réintègre ou je t'excommunie


En effet, toutes les sociétés vont très mal.

Que l'Eglise Catholique excommunie la mère d'une enfant âgée de 9 ans, forcée d'avorter après avoir été violée par son beau-père, c'est à s'en arracher le scalp!

Loin de s'arrêter en si bon chemin, la toute puissante institution a décidé d'excommunier toute l'équipe médicale...pourquoi ne pas s'en prendre au législateur tant qu'à faire?!

Mêlant le grotesque à l'absurde, le fait divers était suffisamment horrible en lui-même pour y rajouter la sentence d'excommunication.

Le beau-père? Que Dieu sauve son âme!
L'homme âgé de 23 ans, violait l'enfant depuis ses 6 ans, ainsi que sa soeur aînée (et handicapée) de 14 ans. Il encourt une peine de 15 ans de prison, mais reste un catholique intègre.

La mère, qui n'était pas au courant, a décidé d'emmener sa fille à l'hopital après que cette dernière, alors enceinte de 15 semaines, s'est plainte de douleurs aigues à l'estomac.
Outre son excommunication, la mère est menacée par l'archevêque Mgr José Cardoso Sobrinho de Recife (nord-est du Brésil) d'être poursuivie en justice pour "homicide".

Il est de notoriété publique que le Brésil est le plus grand pays "catho" du monde, et que l'avortement y est bien entendu interdit sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la future mère.

La grossesse de la fillette mettait ses jours en péril et malgré ces deux circonstances atténuantes, l'Eglise n'a pas trouvé mieux que d'accabler davantage la mère en l'excommuniant.

Je pense que Benoît XVI a atteint sa période d'expiration.
Après avoir jugé de bon goût la réintégration de l'archevêque négationniste Williamson, le Pape prouve encore une fois que les voies du bon sens sont impénétrables et que les décisions de l'Eglise sont aussi intraitables qu'accommodantes.

L'enfant était enceinte de jumeaux qui selon l'Eglise "sont les vies de deux innocents".

Quelle logique implacablement archaïque que de reconnaître l'innocence de foetus indésirés quand on ne reconnaît pas la même innocence à une femme...de 9 ans, qui n'est encore qu'une enfant.


Le même scénario aurait-il pu avoir lieu dans un autre pays?


Cette décision choque la loi des hommes, mais la loi de l'Eglise se suffit à elle-même et se moque de ces considérations laïques.

Heureusement qu'on a encore le bon sens de reconnaître que le vrai danger c'est l'Islam! (sic.)

R.A.S

Samedi 7 mars à 10h15 à la station Iéna (ligne 9), trois policiers (deux hommes, une femme) appréhendaient un jeune black d'une vingtaine d'années, pour on ne sait quel motif, sous le regard ébahi des personnes qui se trouvaient sur le quai d'en face.

Le jeune noir était raide comme un piquet et ne pipait mot quand une dame a pris sa défense avant d'être traitée de "folle" par l'un des policiers, qui s'en est alors pris verbalement à trois jeunes métisses qui observaient la scène en leur lançant : "qu'est-ce vous regardez?!"

Les jeunes répondent "vous", et le policier de rétorquer: "y'a rien à voir, qu'est-ce qui ya, vous voulez que j'vienne sur le quai, parce que j'peux faire le tour hein!!"

Cinq minutes plus tard, comme promis, le vaillant policier suivi de ses deux rangers, interpellait les trois spectateurs et les calait contre un mur pour un contrôle d'identité arbitraire, les empêchant ainsi de prendre le métro.

Nous n'avons vu que cette scène pendant que le métro nous emmenait.

Ce genre de "contrôles" arrivent plus souvent qu'on ne le croit pour des raisons qui dépendent plus du hasard que de la nécessité et impliquent bien souvent des jeunes gens qui ont le seul tort de "regarder" ce qui se passait sous leurs yeux.

On peut en conclure que Nicolas Sarkozy a pérennisé son action au sein du Ministère de l'Intérieur, en formant le personnel policier à son image et à son "savoir-faire" intransigeant, et en effectuant un transfert de "compétences" mais surtout un transfert d'autorité indiscutable et incontestable.

Quid de ces trois jeunes?
On espère, dans la meilleure hypothèse, qu'après avoir contrôlé leurs "papiers" et les avoir un peu rudoyés, les braves policiers ont du les laisser partir ne trouvant rien à leur reprocher.

A l'image de leur maître, les trois rangers du risque ont fait reculer la "racaille" qui fourrait son nez dans ce qui, de toute évidence, ne la regardait pas.

Quand une arrestation a lieu au vu et au su de tous, il est normal, puisqu'on vit en démocratie de réagir quand les policiers jouent aux rangers et se donnent en spectacle, d'autant plus s'ils haranguent les spectateurs en supposant qu'ils prennent partie.